Le PAYS : SON HISTOIRE

 La période précolombienne
Les premiers signes de peuplement remontent à 13 000 ans avec des groupes de chasseurs -cueilleurs maitrisant l'usage d'outils en silex et obsidienne.
Dès 2000 av JC les Mayas implantent leurs villages dans les Basses Terres du Petén. On trouve de la poterie et une architecture primitive dans des sites comme El ceibal, Altar de los Sacrificios et El Mirador, le cacao joue un rôle commercial prépondérant à cette époque. Puis commencent les constructions des pyramides entre 300 av.JC et 250 apr.JC, on trouve des peintures murales, des poteries polychromes , le calendrier et l'écriture apparaissent . Les populations se déplacent vers les hautes terres, la côte pacifique et l'altiplano.
La période classique
La culture maya atteint son apogée à l'époque classique : 250- 900 apr JC. Les conquêtes militaires se multiplient, les cités mayas s'enrichissent d'autels, temples, stèles, immenses palais résidentiels, développement de l'art de la céramique.
La civilisation est à son zénith
Dans le Petén : Tikal (photo ci contre) Uaxactùn et Rio Azul étendent leur hégémonie à toute la région .
Après 830 les constructions prennent fin dans le Petén alors que dans le Yucatàn elles sont en plein essor. Les historiens estiment que cet effondrement brutal des cités mayas des Basses Terres est la conséquence de guerres permanentes, de la surpopulation er d'une série de périodes de sécheresse.
La période post-classique: 925 - 1524 ap JC, voit la puissance des sites de l'Altiplano profitant de la voie commerciale du Rio Motagua et du négoce des plumes de Quetzal. Utatlan est la capitale des mayas K'iche, Zaculeu la capitale des Mam et Iximche la capitale des mayas Kaqchikel fondée en 1470
La période coloniale 1524-1821
Don Pedro de Alvarado, lieutenant de Cortes qui avait participé à la conquête du Mexique arrive au Guatemala en 1524, Il bat l'armée K'iche' et leur roi Tecùn Umàn près de Quetztenanlago, la conquête se poursuit vers l'est puis vers le nord les montagnes Cuchumatanes, seuls le Verapaz et le Petén demeurent insoumis et ne s'inclineront que sous la règle pacifique des missionnaires chrétiens.
L'une des premières mesures des conquérants espagnols est de s'emparer des terres mayas et d'y instaurer l'encomienda un système qui forçait le Mayas à travailler leurs anciennes terres et à payer aux colons un tribut sous forme de récoltes.
Traités en esclaves et décimés par les épidémies d'origine européenne ils meurent par milliers.
En 1542, le roi Charles Quint, inquiet du pouvoir croissant des propriétaires des encomiendas édicte des nouvelles lois et les Mayas sont désormais réunis en villages, pueblos, autour de l'église et placés sous l'autorité du représentant du roi. Cependant les Mayas demeurent complètement exclus du nouvel ordre Centre-américain.
A la fin du XVIIème siècle la puissance de l'Espagne décroît et lorsqu'en 1808 Napoléon envahit l'Espagne, les propiétaires terriens "les criollos" (espagnols nés sur le nouveau continent) veulent saisir leur chance face à l'affaiblissement du pouvoir colonial des représentants du rois( nés en Espagne). Plus bas dans l"échelle sociales on trouve les ladinos ou métis de sang espagnol et indien et enfin les indigènes. Dans les campagnes les tensions montent entre ladinos et indigènes et des émeutes éclatent.
En 1821 profitant de l'affaiblissement du pouvoir en métropole, Iturbide déclare l'indépendance du Mexique, annexe le Guatemala et conquière l'isthme centre-américain.
La Fédération d'Amérique centrale 1823-1838
En 1823 après le renversement d'Iturbide, les provinces d'Amérique Centrale se réunissent pour créer une seule nation comprenant le Guatemale, le Salvador, le Honduras, le Nicaragua et le Costa Rica , l'autorité fédérale siégeant à Guatemala Ciudad. Cette période est marquée par une série de réformes concernant l'éducation, la liberté de la presse, l'abolition de l'esclavage, la diminution des privilèges de l'église etc... les européens encouragent ce mouvement et immigrent notamment des allemands qui créent des fincas de café dans l'Alta Verapaz. En 1837 une terrible épidémie de cholera décime la pomulation.
Déchirée par les conflits et les querelles intestine la fédération est dissoute en mai 1838
De l'indépendance déclarée en 1839 à nos jours 
Jusqu'en 1973, se succèdent des gouvernements libéraux et conservateurs, dans un mouvement de balancier, les conservateurs donnant à l'église où à l'étranger des avantages rognés ensuite par les libéraux.
Dans la dernière partie du XIXème siècle le président Barrios modernise le pays ( ponts, voies ferrées), expansion d'une économie fondée sur la production de café (le pays se hisse au niveau des producteurs mondiaux) au détriment des indiens spoliés de leurs terres, production de cacao , de bananes etc...
 
Avènement de la United Fruit Company et dictatures à répétition
Sous sa présidence (1898- 1920) Cabrera encourage les investisseurs étrangers et concède 800 000 ha de terres à la United Fruit Company contre la promesse de la construction d'une ligne de chemin de fer , d'immenses bananeraies et propriétés assurent aux américains 40 % des exportations du pays.
En 1920 des manifestations d'une ampleur considérable font tomber le gouvernement Cabrera.
Les dictatures se succèdent jusqu'à la fin de la 2ème guerre mondiale.
En 1945 sous l'impulsion d'un professeur-philosophe Juan José Arévaldo et de son successeur Jacob Arbenz Guzman des réformes sociales, éducatives et en 1952 agraires sont mises en oeuvre.
La loi agraire de 1952 et les conséquences de l'action de la United Fruit
La loi agraire de 1952 est l'expropriation de vastes domaines sous-utilisés et la redistribution de 600 000 ha aux paysans sans terre, la compensation financière est inacceptable pour l'U.Fruit,
Arbenz tente aussi de briser le monopole du rail de l'entreprise. Celle-ci persuade la CIA d'une menace communiste au Guatemala, le coup d'Etat est préparé au Honduras avec l'aide des USA et du Nicaragua, il a lieu en juin 1954 et Arbenz est contraint à l'exil.
 
Sous la pression de l'opinion internationale le président Eisenhower tente de se dédouaner en provoquant le démantrèlement de la United Fruit dans le cadre de la loi anti-trust.Après la vague de violences qui voient s'affronter la droite repressive et la gauche voulant restaurer les avancées sociales d'Arbenz et Arévalo en 1960 un groupe de militaires s'inspirant de la Révolution cubaine et les forces d gauche notamment étudiantes se fondent en un mouvement FAR : Fuerzas Armadas Rebeldes
1960-1996 la guerre civile : des atrocités insupportables 
Entre 1978 et 1982 la violence atteint des sommets notamment sous la présidence de Efrain Rios Montt massacrant des villages entiers , "éradiqués" pour tenter d'arracher les racines de la guerilla.
La "Commission d'Eclaircissement Historique" constitué en 1994 rapporte : 200 000 personnes ont trouvé la mort pendant les 36 ans du conflit dont 86% de mayas et 17% de ladinos. La responsabilité en incombe pour 97% à l'Etat et à ses troupes (armées, polices, groupes para-militaires: les PAC patrullas de Autodefensa Civil, forcés de débusquer les guerilleros) 3% à la guerilla et 4 % à des éléments non identifiés.
770 000 personnes furent déplacés 50 000 gagnèrent les forêts et les montagnes, 120 000 trouvèrent refuge à l'étranger 40 000 à 50 000 furent relogés dans des villages "modèles" (dans le triangle Ixil) de 1982 à 1985.
"cependant les statistiques ne disent pas tout . On faisait éclater la tête des enfants contre les murs, on les transperçait à la baionnette avant de les jeter encore vivants dans les fosses communes. On amputait les adultes, on les empalait, on leur arrachait des organes ou on les brûlait vifs. On ouvrait le ventre des femmes enceintes. une victime sur quatre était une femme (violée et torturée avant de disparaître). Les exécutions s'opéraient en public . L'armée détruisit également des centres religieux mayas, des symboles culturels réprimant l'usage des langues et costumes traditionnel."
DANS LE TRIANGLE IXIL 70 à 90 % DES VILLAGES FURENT LITTERALEMENT RASES. Sur les 699 massacres dénombrés, 626 concernaient les villages et campagnes mayas - le département de K'iche' ayant le plus souffert.

De 1984 à 1996 le lent chemin vers la paix.
En 1984 c'est le retour de la démocratie par l'élection d'une assemblée constituante, une nouvelle constitution.
Les élections de 1990 sont gagnées par la gauche,mais en 1993, la corruption, l'impuissance du gouvernement font que le pays est de nouveau en proie au chaos, la violence le submerge. Rios Montt est président du congrès de 1994 à 1996 ( 80% des électeurs s'abstenant de voter)

Les négociations de paix achoppent sur les droits des indigènes. Sous la pression de la Minuga (Mission des Nations Unis pour le Guatemala) et du gouvernement norvégien les accords de paix sont enfin signés par le président Arzù du parti PAN (plan de avanza social). Ils prévoient une réforme sociale et agraire - 68% des terres arables sont concentrées entre les mains de 2% de propriétaires- une réforme constitutionnelle - la réintégration des guerilleros dans la vie civile et politique et l'amnistie pour tous ceux qui avaient violé les droits de l'homme .
Depuis 1996
Alterance politique des partis de droite avec Portillo d'abord (candidat de Rios Montt) puis depuis 2003 du PAN parti libéral (d'avancées sociales) avec Oscar Berger.
Depuis le 14 janvier 2008 le président est Alvaro Colom de l'UNE : partie social démorate de centre gauche.
Adresse : Association Mayacoeur
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